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CHANTIERS AQUATIQUES : L'ÉTANCHÉITÉ - EPDM :


Les bassins, les jardins aquatiques, les mares, les étangs englobent des projets, des moyens de mise en oeuvre différents et des problématiques particulières. Il existe des réalisations de toutes tailles, de toutes formes, du bassin préformé de 300 L au plan d'eau de 2 000 m². En France, plus de la moitié des bassins ont un volume compris entre 4 et 20 m³ :

Il est donc normal que l'essentiel des conseils présents sur ce site s'adressent aux propriétaires de " petits bassins ". Les pages suivantes seront donc exceptionnellement consacrées aux grandes réalisations (bassins de plusieurs centaines de m²) afin d'apporter un regard différent et complémentaire sur la réalisation de plans d'eau ou de lacs.

  • Réalisation du terrassement :

Plus un bassin est important par sa taille, plus il faut tenir compte de la nature du sol et des règles de mécaniques des sols. En fonction des types de sols il existe différents risques :

Type de sols

Risques

Solutions

Sols compressibles
(tourbe, sable fin...)

Dégagement de gaz important
Sous-pression de la membrane

Drainage des gaz
La pente du fond doit être adaptée pour faciliter l'évacuation des gaz

Matériaux rapportés

Tassements
Trop grande consolidation des matériaux

Compactage adapté

Sols contenant des matières organiques

Fermentation
Sous-pression par des poches  de gaz sous la membrane

Drainage des gaz

Sols avec une érosion possible (remblais avec déchets, sols calcaires, craie, gypses...)

Dissolution du terrain en cas de fuite Effondrement en cas de circulation d'eau favorisant l'érosion

Bonne étude géologique pour trouver les éventuelles cavités compactage spécial ou double étanchéité

Sols argileux
(argiles, limons compressibles)

Pouvoir absorbant
Tassements différentiels causant des déchirures de la membrane

Couche intermédiaire
Drainage particulier et compactage spécial.

 Source : Firestone 2001 - Manuel Technique Pond Liner

Outre la nature du sol, il convient de connaître le niveau de la nappe phréatique par rapport au terrain naturel. La nappe phréatique peut créer des sous-pressions d'eau au niveau de la membrane ou emprisonner de l'air et créer des sous-pressions de gaz lors de la remontée de la nappe phréatique.

Si le niveau moyen de la nappe phréatique dépasse le niveau de la membrane il y a un fort risque pour que la membrane se soulève et que le système de drainage des gaz soit perturbé. Il convient alors de mettre en place un système de drainage fiable (puit et pompe automatique).

Une pente au fond du bassin de l'ordre de 2 % sera réalisée afin de faciliter le bon fonctionnement du système de drainage :

Les pentes du talus peuvent aussi poser problème. Il faut tenir compte de la stabilité des couches de drainage, l'effet des vagues créées par le vent (éviter de placer la longueur du bassin dans la direction des vents extrêmes), les conséquences d'une vidange rapide ou d'une fuite. Il faut dans la plupart des cas respecter une pente minimale de 2/1. 

La crête du talus (piétonnier) doit avoir une largeur minimale de 1 mètre.

L'ouvrage peut être réalisé par :

  • un déblai du sol naturel,

  • un apport de terre pour constituer les digues (bassin hors sol),

  • un mixte des deux, avec utilisation des terres de déblai pour réaliser des digues.

Dans tous les cas, il faut tenir compte des coûts d'évacuation du déblai, du compactage, des risques d'instabilité des berges... Ensuite, le terrain devra être préparé de manière à pouvoir accueillir la membrane d'étanchéité.

  • Préparation du terrain :

La préparation du support conditionne la longévité de la bâche. Le support doit avoir une surface régulière et propre, exempte d'aspérités agressives et de petites cavités. Le fond et les parois doivent donc être débarrassés des petits cailloux (> à 5 mm) puis régularisés et éventuellement compactés (densité entre 85 et 95 % de l'Optimum Proctor).

Lorsque le sol présente un risque (irrégularités, roche dure, pierres pointues...) il est alors conseillé de mettre, en plus du feutre géotextile anti-poinçonnement, une couche de sable pour apporter une protection supplémentaire à la bâche.

Entre le début des travaux (terrassement) et la pose de la bâche il peut se passer du temps pendant lequel la végétation colonise l'excavation. Il est important d'enlever au préalable toute la végétation afin d'éviter tout dégagement de gaz lors de leur décomposition.

Sur un support rigide (béton) il est indispensable de mettre un géotextile 300 g/m² de protection (frottements) de même lorsque le support est bitumineux.

Une couche drainante n'est pas nécessaire lorsque la perméabilité du support est supérieure à 10-4 m/s. Un drainage eau/gaz est toujours nécessaire dans les cas suivants : 

  • érosion possible du fond

  • présence de matières organiques sous la membrane

  • talus argileux (problèmes en cas de vidange)

  • nappe phréatique proche du fond

  • soulèvement de la membrane possible  (vent...)

  • fuites accidentelles possible

Le drainage de l'eau peut être réalisé au moyen de drains, de type agricoles, protégés par un géotextile ou bien par des drains plats synthétiques. Les eaux doivent être recueillies par un réseau de collecteurs placés aux points bas de l'ouvrage.

Pose de drains de décompression

Les sorties des drains (tuyaux perforés) de gaz sont toujours placés aux points hauts et sont protégés par des clapets de cheminées. Le drainage des gaz ne doit jamais être noyé d'où l'importance de l'associer à un drainage des eaux.

  • Mise en oeuvre de la membrane :

Il est important de prendre soin de la membrane pendant son transport et durant les opérations de chargement, déchargement. Les rouleaux doivent être posés sur une surface plane, propre sans aspérité. La membrane ne demande pas de protection contre les intempéries.

Pose de la bache mise en place du feutre    Rouleau EPDM amené par pelle mécanique

Le déroulage et le dépliage des rouleaux s'effectue après la pose complète des drains et du feutre de protection. Le panneau est  déroulé en commençant par le haut du talus dans le sens de la pente.

Centrage du ropuleau d'EPDM     Le rouleau commence a être déroulé

Il faut veiller à ne pas enfermer des cailloux pointus entre la membrane et le feutre et éviter de faire des plis. Il est conseillé de faire glisser la bâche et de la déplacer par flottement.

Déroulement de l'EPDM    Le rouleau d'EPDM est déroulé sur toute sa longueur

Comme pour un bassin de taille modeste, toujours laisser un excédent de membrane au départ, puis lester pour éviter tout glissement à l'intérieur du bassin. Il convient de laisser la bâche 30 à 45 minute avant d'effectuer tout travail (assemblage de membranes, détails d'étanchéité...)

La bâche EPDM est dépliée sur les côtés    Bâche EPDM en place

La membrane sera ensuite ancrée (tranchée de 40 x 40 cm) provisoirement, l'ancrage définitif (ancrage en tête, écolat, enrochement...) intervenant une fois la mise en eau réalisée.

En savoir plus sur les membranes EPDM :

Maintenant n'oubliez pas que ces consignes sont valables pour de grands chantiers... mais peuvent s'appliquer également à votre réalisation. Plus la finition des travaux est soignée, plus la longévité de la bâche sera importante. 


Note : Passion Bassin est un site objectif de conseils, aucune marque, aucun magasin ne le sponsorise. Ces fiches ne sont pas destinées à faire de la publicité pour tel ou tel produit mais sont là pour vous aider dans la réalisation de bassins de grande dimension. En dehors d'autres produits tels que l'argile lorsqu'elle est présente sur place, ou bien les géotextiles emprisonnant de la bentonite (avec certains inconvénients et contraintes), l'EPDM reste souvent à l'heure actuelle la meilleure solution pour un particulier de finaliser son projet aquatique.


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