Poisson
très rustique avec ses « dérivés » : Shubunkin (bariolés noir,
blanc, rouge et bleu), Sarassa (rouge et blanc) Comètes (avec un grand
voile). Ils peuvent atteindre une trentaine de centimètres.
Poissons
adultes (dont une comète rouge de presque 30cm) et alevins de 10 mois
Ce
sont des poissons très résistants qui peuvent se contenter de conditions
de vie précaires et qui, dans le cas de grands bassins peuvent arriver à
survivre sans l'aide humaine. Leur gros défaut est d'arriver à se
reproduire très vite et à devenir envahissants si l'on ne fait rien (au
bout d'un moment tous les voisins ont leurs poissons rouges ... les débouchés
se tarissent)
Les
voiles de Chine
Dérivés
eux aussi des poissons rouges, il s'agit de déformations cultivées (Oranda,
Télescope, Tête de lion …), un peu plus sensibles que les poissons
rouges, ils sont aussi un peu plus lents et sont une proie idéale pour
les chats pêcheurs et les hérons.
Attention
aux origines des poissons si vous voulez les introduire dans des bassins
extérieurs. Certains voiles sont élevés dans la région de Pékin et de
Shangaï et sont capables sans acclimatation de supporter des températures
de 4 à 35°C, ils s’adaptent donc bien en bassin. Si vous voulez transférer
des poissons élevés en aquarium intérieur vers un bassin extérieur, il
faut le faire de mi-mai à fin juillet, ainsi ils auront le temps de
s'acclimater à leur nouvel environnement et se prépareront à passer
l'hiver dehors.
Ci-dessus,
3 voiles de Chine et 1 télescope noir, reproducteurs adultes de plus de
25 cm, élevés en aquarium de 1984 à 1992, puis en bassin. Ils ont été
à l'origine d'une nombreuse descendance obtenue dans un aquarium de 200
litres et sans aucun doute à l'origine de ma passion pour les poissons
d'eau froide et les bassins...
La
carpe herbivore (amour argenté) :
Rien
à voir avec la carpe commune, elle est originaire comme son nom
l’indique du fleuve Amour en Chine.
Véritable « vache » aquatique elle dévore tout ce qui est végétal
dans un bassin : à « consommer » avec grande modération.
Elle ne peut être introduite en milieu libre (heureusement pas de
reproduction sous nos latitudes).
Il existe également d’autres variétés de carpes
(amour blanc, carpe filtrante…)
L’esturgeon
Poisson
original, certains disent qu’il ressemble à un requin, il est très
pacifique et s’apprivoise lui aussi très facilement. Les algues filamenteuses
sont le principal ennemi de l'esturgeon. Il s’enchevêtre dedans et finit par mourir asphyxié (ne pouvant plus agiter ses nageoires
pectorales qui assurent la circulation d'eau au niveau des branchies). Éviter
tout piège dans lequel il pourrait se retrouver ainsi coincé
(racines, supports de paniers de plantation, câbles, tuyaux...).
Toujours
donner de la nourriture qui coule, car il se nourrit sur le fond du
bassin. Le nourrir presque toute l’année (les températures basses du
bassin ne le dérangent guère). Voir le reportage sur les différentes
variétés : esturgeon -
acipenser
Comportement atypique : parfois toujours dans le fond, parfois
toujours en surface. Si le poisson se met à respirer très vite et à
nager sur le dos, suspecter une montée de nitrite ou un empoisonnement de
l'eau. Sortez le poisson dans un récipient contenant une eau fraîche,
faites les tests et remettez le poisson quand tout est redevenu normal.
Pour faire baisser le taux de Nitrites rapidement, le plus efficace est de
changer une partie de l'eau du bassin et de mettre des bactéries dénitrifiantes.
L’ide
mélanote
Poisson
filiforme se promenant en banc rapidement sous la surface de l’eau.
Attention ne supporte pas les mêmes traitements que les autres poissons.
L'ide est un bon nageur et un prédateur, donc besoin de place avant tout.
Pour qu'il puisse être à son aise il lui faut un bassin d'au moins 20 m²
de surface. Ce poisson occupe surtout l'espace supérieur à la recherche
d'insectes tombés dans le bassin. Poisson de banc, prévoir d'en introduire au minimum cinq individus pour qu'il se sentent
bien.
Ce
poisson est utile pour lutter contre les insectes aquatiques (moustique adultes
et larves) ainsi que pour freiner la reproduction des autres poissons du bassin.
On le trouve le plus souvent sous forme bleu ou orange. Taille pouvant aller
jusqu'à 70 cm...
Conseils
d'ordre général :
Pour
toutes les espèces il faut, pour calculer le nombre de poissons pouvant
être introduits dans le bassin, raisonner en pensant à la taille que
ceux-ci auront lorsqu’ils seront adultes. Il faut en moyenne compter un
mètre de poisson par m³ d’eau (pour un bassin équipé d’une
bonne filtration).
Il est important de nourrir régulièrement
ces poissons car ils ne peuvent jamais trouver la totalité de leur
nourriture dans un bassin aquatique. Ils seront aussi plus résistants
pour aborder la période froide. Plusieurs aliments sont vendus en
fonction de la taille des poissons. Le nourrissage facilite
l’acclimatation et l’apprivoisement des Koï. Les poissons peuvent
cependant jeûner quelques jours de suite, et vivre sur leurs réserves.
Il
existe des vitamines spécifiques à utiliser pour l’entrée et la
sortie de l’hivernage ou suite à un stress, une maladie. Les Koï sont
omnivores, ils fouillent la vase à la recherche de vers, d’insectes
aquatiques, de zooplancton, de larves de moustiques, ils consomment aussi
quelques végétaux. Dans les bassins ils sont nourris à l’aide de
granulés flottants spécifiques (vitamines, spiruline…).
Plus la température de l’eau est chaude, plus leur métabolisme est élevé,
plus il faut leur donner à manger. Toujours lancer de petites quantités
absorbées en moins de 5 minutes (afin d’éviter une pollution du
bassin). Au printemps on peut distribuer de 1 à 2 repas par jour, l’été
de 4 à 5 (attention si la température de l'eau dépasse les 22°C
ralentir la distribution) si l'on souhaite voir grandir ses poissons plus
rapidement.
Leur métabolisme ne fonctionne plus en dessous de 6 à 8 °C. Il n’est
donc plus nécessaire de les nourrir. Attendez toujours que les Koï
manifestent de l’indifférence aux granulés avant de stopper complètement
l’alimentation des poissons à l’entrée de l’hiver.