De
tout temps l’eau a été un élément important dans les jardins
(Moyen-Orient, Japon). Elle contribue à la quiétude d’un lieu, apporte une
note de fraîcheur l’été et offre toute l’année un spectacle reposant qui
évolue au rythme des saisons.
A l’inverse de la création d’une rocaille avec des plantes alpines qui ne
représente qu’un petit aspect de la montagne, le bassin de jardin recrée,
lui, dans sa totalité un biotope servant de refuge à toute une faune sauvage.
Quel plaisir que d’observer les oiseaux boire ou se laver au bord d’un
bassin, regarder les libellules se poser sur un jonc au-dessus de l’eau…
voir le ballet aquatique des poissons nageant sous la surface.
Un
bassin s’intègre parfaitement dans le jardin, les transitions peuvent être végétales,
minérales, et il devient très vite le principal attrait visuel. De plus, il
plaît à toute la famille. On observe souvent en pratique que :
Monsieur
s’occupe de l’aspect technique
Madame
entretient les fleurs et les plantes, nourrit et soigne les poissons
Les
enfants observent la vie sauvage, les poissons…
Le
bassin de jardin fait son chemin, hier réservé à une poignée de
connaisseurs, aujourd’hui toutes les revues spécialisées en jardinerie ont
une rubrique « jardins aquatiques », les hors séries consacrés à
ce sujet se multiplient, les produits se démocratisent (les jardineries ouvrent
des rayons bassins) et les techniques se simplifient (filtres, lampe U.V., éclairage
en basse tension).
Le jardin aquatique correspond à un besoin de retour aux sources, à la nature.
N’importe quels petit jardin, terrasse ou immense prairie peuvent recevoir sa note
aquatique adaptée.
Le
bassin de jardin c’est un rêve, le cours d’eau de votre enfance, la « mare »
du jardin municipal, l’étang où l’on pêchait. Chacun, à travers la réalisation
d’une pièce d’eau, souhaite retrouver quelque chose de son passé. Réaliser
ce point d’eau c’est redonner vie à ce rêve. C’est ce qui le diffère
d’une piscine traditionnelle qui n’évoque pas tous ces souvenirs et qui a
bien souvent du mal à se fondre dans un jardin paysager, n’apportant que les
joies de la baignade l’été (et encore !).
Le
jardin aquatique marie à la fois :
le
végétal, dans les abords (arbustes, vivaces de fraîcheur), la zone humide
(plantes de marécages ou lacustres), le bassin (à des niveaux plus ou
moins profonds avec les plantes aquatiques, joncs, typhas, nénuphars),
le
minéral et le bois dans la décoration, l’aménagement des bords, la réalisation
d’un pont, d’une cascade ou d’un ruisseau,
l’animal
avec l’introduction de poissons rustiques.
Il
fait appel aux sens avec le mouvement de l’eau, le bruit des cascades, les
couleurs vives et lumineuses des poissons.
De
plus, un bassin bien réalisé (cf. conseils de base) ne demande pas plus
d’entretien que la même surface de gazon à tondre et apporte en contrepartie
une joie visuelle bien plus riche et intense.
LES
ORIGINES, LES STYLES :
Les
bassins les plus anciens se trouvent en Chine. Ils sont la représentation
de la montagne et de l’eau. On trouve ainsi :
des
cascades, des chutes d’eau
des
pierres
des
chemins en galets
Ils
sont accompagnés de : bambous, camélias, hibiscus, iris, pivoines,
primevères, rhododendrons, rosiers, saules.
Les
bassins japonais apparaissent en 550 après J.C. plus
d'info
Ils
sont composés d’eau, de sable, de galets, de ruisseaux, d’îles et de
ponts. Il en existe trois sortes :
Le
jardin à étang avec des mises en scène différentes. Il nécessite une
surface importante. On en fait le tour soit à pied, soit en barque.
Le
jardin de contemplation est à l’inverse visible de la maison, il est de
petite taille et on ne le traverse pas.
Le
jardin de Thé est plus intime. Il est caché des regards par une haie. Il
est agrémenté d’une source, fontaine, ainsi que d’une lanterne.
Ils
sont entourés de : érables, astilbes, azalées, camélias, equisetums, hémérocalles ,
hostas, iris, bambous (phyllostachys, sasa), pieris…
Les
jardins mauresques se sont développés sous l’empire perse
« où ils faisaient figure de paradis oriental ». Ce sont des réalisations
géométriques en quête de la pureté et de la perfection. Les techniques
se sont développées du XIIème au XIVème siècle.
Les
plantes sont rares : canna, citrus, cyperus, nelumbo nucifera (lotus),
philodendron, thalia, zantedeshia aethiopica (arum).
Les
jardins classiques sont nés pendant la Renaissance. Ils sont agrémentés
de jets d’eau, cascades, jeux de lumière. L'architecture de ce bassin (Château
du Touvet) a été voulue par la famille propriétaire du château, qui a de
nombreux liens avec l'Italie (liens que l'on retrouve énormément dans beaucoup
d'aspects architecturaux et décoratifs du Château d'ailleurs). les
escaliers d'eau sont typiquement italiens. ils ont été importés. Un
magnifique jardin italien.
Les
jardins modernes sont sans artifice. Ils sont le fruit de la
recherche d’un équilibre naturel et spontané dans le décor qui les
entoure.
On
trouve aussi d’autres expressions de jardins aquatiques et d’agrément
à travers :
Les
jardins intérieurs (froids et tropicaux)
Les
jardins de rocaille (rivières sèches, galets, sable, graminées)
Les
fontaines et jets d’eau
Les
cascades et ruisseaux (élément de décor utilisé seul avec bassin de
réception caché)
Les
tout petits bassins (vasques, tonneaux, buses, préformés de petite
taille)